
Washington envisage de réduire d’un tiers à la moitié ses forces pour l’Otan
Le Pentagone a informé ses alliés, lors d’une réunion à Bruxelles, de son intention de réorienter une part substantielle de ses capacités militaires vers l’Asie, bouleversant les équilibres de la défense européenne.
La réorientation stratégique des États-Unis franchit un cap décisif. Selon des informations publiées par la presse américaine, l’administration Trump prévoit de diminuer de 30 à 50 % l’éventail des moyens militaires que Washington réserve à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord en cas d’escalade. L’émissaire du Pentagone, Alexander Velez-Green, en a fait la confidence aux alliés au cours d’une réunion à huis clos, la semaine dernière, au siège bruxellois de l’Alliance. Une annonce qui donne corps aux menaces répétées de la Maison Blanche contre des Européens accusés de ne pas assumer leur part du fardeau.
Dans le détail, les coupes envisagées cibleraient les bombardiers stratégiques, les vecteurs de frappe à longue portée, une partie des bâtiments de surface et les avions ravitailleurs – des capacités dont l’absence contraindrait l’Europe à combler seule un vide capacitaire. L’objectif affiché est de redéployer ces ressources vers l’espace indo-pacifique, où la rivalité avec la Chine est érigée en priorité absolue. La presse libanaise y voit une refonte complète des priorités militaires américaines, tandis que les médias du Golfe évoquent un « coup de semonce » susceptible d’affaiblir la crédibilité des garanties de sécurité que Washington offrait jusqu’ici.
En Europe, l’onde de choc se double d’une inquiétude historique. C’est le « modèle de force de l’Otan », approuvé en 2022 dans la foulée de l’invasion russe de l’Ukraine pour renforcer la réactivité de l’Alliance, qui vacille. Les commentateurs italiens soulignent que le Pentagone passe désormais « des paroles aux actes », fracturant un pilier de la planification militaire adoptée il y a à peine quatre ans. L’inquiétude transparaît aussi dans la presse russe, qui rapporte l’information sans états d’âme, comme une preuve supplémentaire du désengagement américain que Moscou appelle de ses vœux depuis longtemps.
Cette décision intervient à la veille du sommet de l’Otan prévu en juillet à Ankara, où le secrétaire général devra convaincre les capitales du Vieux Continent d’accélérer leur montée en puissance budgétaire et industrielle. Le pivot vers l’Asie, combiné à la perspective d’un sommet où le président turc pourrait instrumentaliser la situation, pousse les chancelleries européennes à envisager plus sérieusement l’autonomie stratégique, de Paris à Varsovie. L’architecture de sécurité transatlantique, patiemment érigée depuis 1949, entre aujourd’hui dans une zone de turbulences dont seuls les prochains mois révéleront si elle peut sortir transformée, ou durablement fracturée.
| Presse européenne continentale | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | −0.40 | critical |
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
Washington semble prêt à passer des paroles aux actes, avec des coupes significatives dans les forces destinées à l'OTAN en cas de crise. Dans le collimateur : le modèle de forces adopté après l'invasion russe de l'Ukraine, et l'inquiétude grandit quant à la capacité opérationnelle de l'Alliance.
Le Pentagone réduirait sensiblement les armements prévus pour l'Europe dans le cadre de l'OTAN en cas de crise, selon le Wall Street Journal. L'administration Trump envisagerait de réduire d'un tiers à la moitié les capacités militaires que les États-Unis fourniraient à l'OTAN en cas de conflit.
Les États-Unis ont décidé de réduire la taille des forces qu'ils enverraient en Europe en cas de conflit, dans une nouvelle mesure de l'administration Trump visant à diminuer le soutien militaire aux alliés de l'OTAN. Un responsable du Pentagone a informé les membres de l'OTAN de cette coupe, qui va d'un tiers à la moitié des capacités, bombardiers compris.
Washington redessine ses priorités militaires, envisageant une réduction des forces dédiées à la défense de l'Europe dans le cadre d'un plan de redirection des capacités vers l'Asie-Pacifique pour faire face à la Chine. Le Pentagone entend réduire les forces allouées à l'OTAN en cas de crise.
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